J'ai perdu mon pays

Mon pays a disparu, et je ne sais où aller.

Je suis triste et malheureux, mon pays était si beau.

De belles et diverses régions le composaient, la mer lutant contre les falaises, la mer venant mourir doucement sur des plages de sable fin, des montagnes hautes, sauvages, verdoyantes et si blanches en hiver.

Je me souviens de ses vastes plaines agricoles, de ses belles forêts de chênes, de sapin, de pins, de frênes, de tant d’arbres différents.

Ses fleuves nombreux parcouraient ses terres parfois riches, parfois arides, ses volcans éteints avaient aussi façonné des régions magnifiques.

Son histoire était riche, souvent violente, passionnée !

Son histoire a fait de son peuple des gens riches de cultures, d’opinions, d’idées, un peuple toujours souvent divisé, hurleur parfois, uni face à l’adversité, un peuple fait de contradictions, mais justement, un peuple différent.

Mon pays a vu naître d’innombrables écrivains de génie, des artistes merveilleux, des voyageurs incomparables, parfois utopiques, mais si souvent généreux, des gens parfois fiers, et parfois si humbles.

Mon pays, c’était cela, beauté, contradictions, du caractère en fait, en plus il avait un beau nom.

Mon pays est mort, enfin pas encore, car je fais partie de ceux qui lutteront pour rester ce qu’ils sont, pour qu’il reste ce qu’il est.

Mon pays change de nom, et il est affabulé d’un nom si laid que quand j’entends les informations télévisées, que quand je lis les journaux, j’en ai honte.

Jamais, jamais je n’accepterai d’être un Hexagonnais et qu’on raye « France » des cartes mondiales pour le remplacer par « Hexagone ».

Encore un peu, si personne ne fait rien, et nous aurons sur nos papiers d’identité « né en Hexagone, nationalité hexagonaise ».

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site