Meurtre au château - Policier

 

Meurtre au château

Au cœur du Périgord, non loin de la très belle ville de Sarlat-la-Canéda, un meurtre est commis dans le manoir d’une famille sans histoire. La victime semble ne pas avoir de passé, ni d’ennemis. C’est une personne tranquille, presque effacée. Pour enquêter dans cette famille aristocratique où le grand-père cohabite avec ses enfants et petits-enfants, entouré de domestiques, il faut un policier au tact et aux méthodes impeccables.Le commissaire Delmar hérite de l’affaire avec sa toute nouvelle équipe constituée de Carole Solène, Lucie Verkavitch et Laujac et doit composer avec le tempérament fougueux de ces trois inspecteurs.Au fil de l’enquête, il découvre des témoins sans alibi, mais ayant tous des mobiles et derrière l’apparence sans histoire de cette famille, des secrets et des relations humaines difficiles font surface, semant le doute chez les enquêteurs.

Publication  : Août 2011

Extrait ...

Agathe arrivait, un plateau dans les mains.

—        Agathe ! Arrête de te fatiguer ainsi, que font donc Caroline et Charlotte ?

—        Elles ont du travail, Monsieur le Comte.

—        Prends ton déjeuner avec nous.

 

Le maître d’hôtel arrivait à son tour, tenant dans sa main un petit plateau, sur lequel était posé une lettre. Il le présenta à Patricia.

—        Un courrier vient d’arriver pour vous.

 

Elle prit l’enveloppe, l’ouvrit, et lu la lettre. Paraissant troublée, elle se leva.

—        Je dois y aller, un problème à la galerie.

 

Elle partit rapidement, sous le regard vif de son père.

—        Agathe, ma fille a des problèmes.

—        Quelle idée, Monsieur le Comte !

—        Ne me prend pas pour un vieux gâteux ! Je sais bien que tous les mois elle a un problème à la galerie !

—        Je ne dis pas que vous êtes gâteux ! Mademoiselle Patricia gère une galerie importante, il semble normal qu’il y ait régulièrement des soucis, comme dans toute entreprise, vous le savez bien.

 

Il la regarda en soupirant.

—        Toi, tu sais quelque chose ! Je sais qu’on me cache des choses ici ! Je le vois bien. Si Patricia a des problèmes à la galerie, il n’y a aucune raison pour que tous les débuts de mois elle reçoive un courrier ici, alors que le facteur n’est pas passé !

—        Je ne suis pas la confidente de Mademoiselle Patricia !

 

Il se tut, et continua à prendre son café. Les soucis ne l’avaient jamais empêché de prendre ses repas, estimant qu’on résout plus facilement un problème le ventre plein, que tiraillé par la faim.

Même durant les crises les plus difficiles que son entreprise avait traversé, il s’était astreint à prendre ses trois repas, de façon sereine.

—        Ma bonne Agathe, mes enfants n’ont plus dix ans, et il faut que tu arrêtes de les couver !

—        Monsieur le Comte, je vous promets que…

—        Ne promets rien, de toute façon, je ne te croirais pas. Que font mes fainéants de petits-enfants ?

—        Ils ne sont pas encore réveillés.

—        A cette heure-ci ?

—        Ils sont rentrés tard, ils étaient allés danser.

 

Il haussa les épaules.

—        Qu’ils me ramènent de la drogue ici et je les fous dehors !

—        Comment pouvez-vous dire une chose pareille !

—        Reviens sur terre ! Le monde change malheureusement. Bon, je vais en ville, j’ai des affaires à régler.

 © 2011 - Guy Pasquet


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